Les boiseries, qu'elles soient intérieures ou extérieures, sont soumises à des attaques d'origine diverses : la lumière, la température, l'hygrométrie, les moisisssures et champignons, les insectes...
Les boiseries intérieures ne sont pas à l'abri de diverses agressions. Considérons une habitation où le mobilier, le plancher et les murs sont en bois résineux. Dans des conditions normales d'occupation des lieux, à savoir chauffage assuré et aération saine, les risques d'une attaque fongique sont nuls: en effet, pour se développer le champignon a besoin d'un support dont l'humidité est supérieure à 25% ce qui ne peut se rencontrer que dans des cas qui restent exceptionnels, telles les inondations ou les infiltrations continues d'eau. Dans les salles de bains, l'humidité de l'air souvent élevée, peut provoquer l'apparition de moisissures, ces taches noires. La lumière du jour provoque le jaunissement du bois. On constate à l'usage que les bois d'oeuvre non traités peuvent être attaqués par le capricorne (insecte dont la larve se nourrit de bois) environ huit ans après la construction du bâtiment.
Le cas de la mérule mérite ici une réflexion de la plus haute importance: un contrôle régulier de toute la maison tous les six mois (détecter les infiltrations d'eau) est la meilleure protection qui existe à l'heure actuelle contre ce fléau des habitations mal entretenues! Ce champignon attend uniquement de votre part un manque d'entretien pour se régaler de tous les matériaux en bois.

Les boiseries extérieures sont soumises à des agresions intensives : conditions atmosphériques (hygrométrie, lumière, différences de températures), polution, cas particuliers (air marin, par exemple). Certains bois sont même mis en contact direct avec le sol (poteaux électrique, piquets de vignes etc...

Toutes ces conditions méritent des traitements appropriés.